Reflux gastro-œsophagien (RGO)

Reflux gastro-œsophagien (RGO)

Reflux gastro-œsophagien (RGO) : comprendre ses causes et comment le soigner durablement

Les brûlures d’estomac, les remontées acides ou encore la sensation de glaire dans la gorge sont des troubles digestifs très fréquents. Beaucoup d’adultes connaissent ces épisodes après un repas trop copieux ou trop riche.

Dans la majorité des cas, ces symptômes restent occasionnels. Mais lorsqu’ils deviennent réguliers, persistants, ou apparaissent la nuit, ils peuvent révéler la présence d’un Reflux gastro‑œsophagien, plus communément appelé RGO. Ils peuvent parfois être générés au contraire par un manque d’acidité, cet aspect différent est traité dans l’article “Brûlures d’estomac“.

Ce trouble digestif est aujourd’hui très répandu dans les sociétés occidentales. On estime qu’environ 40 % de la population ressent des remontées acides ponctuelles, tandis que 10 à 20 % des personnes souffrent d’un reflux plus fréquent, parfois chronique. Cette fréquence élevée ne doit pourtant pas conduire à banaliser le phénomène. En effet, lorsqu’il persiste dans le temps, le reflux peut entraîner une inflammation de l’œsophage et, dans certaines situations, favoriser l’apparition de complications.

Comprendre ce mécanisme digestif est essentiel pour savoir comment le soigner efficacement. Dans de nombreux cas, une approche globale intégrant l’alimentation, l’hygiène de vie et la prise en charge médicale permet de réduire considérablement les symptômes et d’éviter leur aggravation.

Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien ?

Pour comprendre le reflux gastro-œsophagien, il est nécessaire de rappeler brièvement comment fonctionne normalement notre système digestif.

Lors de la digestion, l’estomac produit des sucs digestifs très acides. Cette acidité, due en grande partie à l’acide chlorhydrique, est indispensable au processus digestif. Elle permet notamment de dégrader les protéines alimentaires et de neutraliser de nombreux micro-organismes présents dans les aliments.

La paroi interne de l’estomac est spécialement conçue pour résister à cette acidité. Elle produit un mucus protecteur qui tapisse la muqueuse et empêche les sucs digestifs d’attaquer directement les tissus. En revanche, l’œsophage ne possède pas cette protection naturelle. Sa muqueuse est donc beaucoup plus sensible à l’acidité.

Entre l’œsophage et l’estomac se trouve une structure musculaire en anneau appelée sphincter œsophagien inférieur (SOI). Ce muscle agit comme une véritable valve. Lorsqu’une personne avale un aliment, le sphincter s’ouvre brièvement pour laisser passer le bol alimentaire vers l’estomac, puis il se referme immédiatement afin d’empêcher toute remontée.

En situation normale, la remontée (reflux) du liquide présent dans l’estomac est rendue quasi impossible par la fermeture du SOI. Seul est possible le flux en sens descendant, celui de la déglutition (le fait d’avaler), du haut vers le bas, activé au moment des repas. Et l’étanchéité (cruciale) du sphincter est assurée par la tonicité de ce muscle et par la structure du diaphragme. Ainsi le contenu de l’estomac ne peut pas remonter dans l’œsophage.

Le RGO se produit lorsque le contenu acide de l’estomac parvient malgré tout à remonter vers l’œsophage : on l’appelle le reflux gastro-œsophagien (RGO). Il va de l’estomac vers l’œsophage.

Comment ce reflux devient-il possible ? En situation de RGO, le SOI ne fonctionne plus correctement : il s’entrouvre, et le contenu du haut de l’estomac peut alors remonter dans l’œsophage à contre-courant par rapport au flux habituel. Sans effort ni vomissement, et de façon régulière et/ou prolongée.

Contrairement au vomissement, qui est un phénomène actif impliquant une contraction musculaire importante, le reflux se produit généralement sans effort. Il survient souvent après les repas ou en position allongée, en particulier la nuit, lorsque la gravité ne contribue plus à maintenir le contenu de l’estomac vers le bas.

Reflux gastro-œsophagien

Reflux gastro-œsophagien symptômes

Les symptômes du reflux gastro-œsophagien peuvent être très variés et parfois trompeurs. Beaucoup de patients pensent souffrir d’un simple trouble digestif ou d’une irritation de la gorge, alors qu’il s’agit en réalité d’un reflux.

Le symptôme le plus typique est la brûlure ressentie derrière le sternum, souvent décrite comme une sensation de chaleur remontant de l’estomac vers la poitrine ou la gorge. Cette brûlure peut apparaître après les repas, lors d’un effort ou en position allongée.

De nombreuses personnes ressentent également les remontées acides, accompagnées d’un goût amer dans la bouche. Ce reflux peut aussi parfois générer une sensation de glaire dans la gorge, comme si un mucus épais restait bloqué dans l’arrière-gorge. Il peut parfois générer une difficulté à avaler, et aussi une mauvaise haleine.

Les manifestations du RGO ne se limitent pas toujours au système digestif. Certaines personnes développent des symptômes ORL, comme un mal de gorge chronique, un enrouement ou une toux persistante. Dans certains cas, le reflux peut même provoquer des douleurs ressenties dans la poitrine ou dans le haut du dos, ce qui peut inquiéter les patients et les conduire à consulter pour une douleur thoracique ou une douleur du dos.

Les reflux peuvent également être associés à d’autres symptômes digestifs tels que les nausées, voire des épisodes de vomissement lorsque l’irritation devient importante. Les troubles du sommeil sont également fréquents lorsque les remontées acides surviennent la nuit, provoquant des micro-réveils répétés, et parfois des vrais réveils suivis d’une impossibilité à se rendormir.

Certaines périodes de la vie favorisent particulièrement l’apparition de ces symptômes. Les femmes enceintes sont souvent concernées, en raison des modifications hormonales et de la pression exercée par l’utérus sur l’estomac. Les changements hormonaux observés à la ménopause peuvent également favoriser le relâchement du sphincter œsophagien.

Reflux gastro-œsophagien symptômes

Comment le reflux gastro-œsophagien est-il diagnostiqué ?

Dans de nombreux cas, le diagnostic du reflux gastro-œsophagien repose principalement sur la description des symptômes par le patient. Lorsque les manifestations sont typiques, le médecin peut poser le diagnostic assez facilement.

Cependant, lorsque les symptômes persistent sur une longue durée, deviennent particulièrement intenses ou résistent aux traitements habituels, des examens complémentaires peuvent être nécessaires afin d’évaluer l’état de l’œsophage.

L’endoscopie digestive haute permet d’observer directement l’intérieur de l’œsophage et de l’estomac. Cet examen permet notamment de détecter une inflammation appelée Œsophagite, qui correspond à une irritation de la muqueuse due au contact répété avec l’acidité gastrique.

La pH-métrie œsophagienne est un autre examen parfois utilisé. Elle consiste à mesurer l’acidité dans l’œsophage pendant 24 heures afin de déterminer la fréquence et l’intensité des reflux acides provenant de l’estomac.

Enfin, la manométrie œsophagienne permet d’évaluer la pression exercée par les muscles de l’œsophage et par le sphincter œsophagien inférieur. Cet examen aide à comprendre si le reflux est lié à un défaut de fonctionnement musculaire.

Cas particulier du reflux chez le nourrisson (RGO bebe)

Le reflux peut aussi apparaître chez les nourrissons. Chez un bébé de 3 mois, il est souvent lié à l’immaturité du système digestif, et en particulier du SOI.

Dans la plupart des cas, ce reflux disparaît progressivement avec la croissance et la maturation du système digestif.

Les causes du reflux gastro-œsophagien

Le reflux gastro-œsophagien n’a pas une cause unique. Il résulte généralement de la combinaison de plusieurs facteurs qui perturbent l’équilibre du système digestif.

L’une des causes les plus fréquentes est l’augmentation de la pression dans l’abdomen. Le surpoids, en particulier lorsque la graisse s’accumule au niveau abdominal, exerce une pression vers le haut sur l’estomac et le diaphragme. Cette pression favorise l’ouverture du sphincter œsophagien et la remontée du contenu gastrique.

La grossesse constitue un autre facteur favorisant. Les hormones produites pendant cette période, notamment la progestérone, ont tendance à provoquer un relâchement des muscles digestifs, et donc du SOI. Par ailleurs, la pression exercée par l’utérus sur l’estomac accentue ce phénomène.

Une digestion difficile représente également une cause importante. Lorsque la vidange de l’estomac est ralentie, les aliments restent plus longtemps dans l’estomac. Cette stagnation augmente la pression interne et favorise le reflux vers l’œsophage.

Certaines anomalies anatomiques peuvent aussi être en cause, notamment la hernie hiatale, qui correspond au passage d’une partie de l’estomac au-dessus du diaphragme.

Il faut également mentionner l’influence de certains médicaments. Les anti-inflammatoires, certains antidépresseurs ou encore certains traitements hormonaux peuvent diminuer l’efficacité du sphincter œsophagien.

Enfin, l’inflammation digestive chronique et certains déséquilibres du microbiote intestinal peuvent eux aussi perturber la digestion et contribuer indirectement à l’apparition du reflux.

Quelles complications ?

Lorsque le reflux devient chronique et qu’il n’est pas pris en charge correctement, il peut entraîner différentes complications.

La paroi de l’œsophage n’est pas prévue pour résister à l’acidité des sucs digestifs qui remontent de l’estomac. Une inflammation locale se développe en cas d’exposition fréquente ou régulière. Elle génère alors des lésions plus ou moins profondes de l’œsophage (ulcères).

Un RGO non traité peut entraîner diverses complications, digestives et non digestives. Son aggravation peut déboucher sur des conséquences irréversibles.

Œsophagite

Une complication classique du RGO est l’œsophagite peptique : inflammation de la muqueuse de l’œsophage due au contact prolongé avec l’acide. Elle apparait lorsque le reflux est fréquent, et que le contact répété avec l’acidité de l’estomac finit par endommager la paroi de l’œsophage. Elle provoque des douleurs qui s’aggravent, avec des sensations de brûlure qui peuvent être intenses. Une hypersalivation abondante peut aussi apparaitre.

Il faut toujours agir et la traiter, car la paroi de l’œsophage, contrairement à celle de l’estomac, n’est pas capable de résister à des pH acides. Cette inflammation de l’œsophage peut dégénérer, entraînant des lésions (ulcérations) avec des saignements et un possible rétrécissement du diamètre de l’œsophage, qui peut à son tour engendrer des difficultés et des douleurs pour déglutir et avaler. Non soignée, elle peut ultérieurement provoquer des troubles plus graves, comme une dénutrition, une anémie, une perte de poids ….

En cas d’œsophagite, il vous faut absolument consulter votre médecin. Il pourra vous prescrire un traitement adapté pour quelques semaines, le temps nécessaire à la cicatrisation correcte de la muqueuse œsophagienne.

Sténose œsophagienne

Au cas où vous avez une gêne lors de la déglutition (quand on avale sa salive ou une gorgée/bouchée), une endoscopie devra vous être prescrite, car cette gêne peut témoigner d’un rétrécissement ponctuel du diamètre de l’œsophage (sténose) : elle entraîne alors des difficultés à avaler.

Ce n’est pas un symptôme à prendre à la légère. Cette sténose peut entraîner une dénutrition, par gêne et diminution des quantités consommées lors des repas. Elle peut aussi être le signe d’une inflammation chronique aux conséquences graves pour votre santé.

Œsophage de Barrett

Il correspond au remplacement des cellules de la paroi par des cellules d’un autre type, qui ressemblent à celles qui constituent l’intestin. Cette modification physiologique des cellules de la muqueuse œsophagienne constitue un état précancéreux de la muqueuse de l’œsophage. La longueur du segment concerné par cette modification des cellules est un facteur de risque important de cancérisation.

Risque de cancer œsophagien

Le reflux gastro-œsophagien chronique, lorsqu’il n’est pas traité, peut finir par évoluer vers un cancer de l’œsophage (adénocarcinome). Son incidence est en forte augmentation : il est 6 fois plus fréquent aujourd’hui qu’il y a 30 ans, dépassant même le carcinome épidermoïde de l’œsophage, lié au tabac. L’adénocarcinome affecte plus souvent la partie basse de l’œsophage, celle qui est exposée au RGO et qui souffre le plus lorsqu’il est chronique.

Le RGO chronique prédispose ainsi à des risques plus élevés de cancer des voies digestives supérieures. Il reste rare, mais son incidence est en augmentation.

Il est donc à surveiller chez les personnes présentant des symptômes chroniques.

Complications non digestives (ORL)

Un autre type de complication concerne l’apparition de troubles respiratoires et ORL : difficultés à respirer surtout la nuit, toux, asthme, infections respiratoires.

Reflux gastro-œsophagien traitements classiques

Le traitement du reflux repose souvent sur des médicaments visant à réduire l’acidité gastrique.

Les antiacides agissent rapidement en neutralisant l’acidité présente dans l’estomac. Parmi les traitements les plus connus figure Gaviscon, qui forme un gel protecteur à la surface du contenu gastrique et limite la remontée de l’acide.

Les inhibiteurs de la pompe à protons sont souvent prescrits lorsque les symptômes sont plus importants. Ils diminuent la production d’acide par l’estomac et permettent à la muqueuse de l’œsophage de cicatriser.

Dans les situations les plus sévères, notamment lorsque les traitements médicamenteux ne sont pas efficaces, une opération appelée fundoplicature peut être proposée. Cette intervention consiste à renforcer la valve située entre l’œsophage et l’estomac (le SOI) afin d’empêcher les reflux.

Comment soulager naturellement le reflux

Beaucoup de patients recherchent comment soulager leurs reflux grâce à un remède naturel.

Dans de nombreux cas, les premières mesures consistent à modifier certaines habitudes de vie. La perte de poids constitue souvent une étape importante chez les personnes en surpoids. Une diminution de seulement 5 à 10 % du poids corporel peut réduire significativement la fréquence des reflux.

L’arrêt du tabac est également essentiel. Le tabagisme diminue la tonicité du sphincter œsophagien et ralentit la cicatrisation de la muqueuse digestive.

L’activité physique régulière peut également améliorer la digestion et favoriser un meilleur équilibre métabolique.

Quelle position pour dormir avec un reflux ?

Les reflux sont souvent plus gênants la nuit. Beaucoup de patients se demandent alors de quel côté dormir pour limiter les remontées acides.

Les études suggèrent que dormir sur le côté gauche réduit la probabilité de reflux nocturnes. Surélever la tête du lit d’environ 15 à 20 centimètres permet également de limiter les remontées acides.

La réponse alimentaire pour traiter le reflux

L’alimentation joue un rôle déterminant dans l’apparition et l’évolution du reflux.

Les repas trop copieux ont tendance à distendre l’estomac et à augmenter la pression interne. Il est donc préférable de manger des repas plus légers et de prendre le temps de bien mâcher chaque bouchée.

Certains aliments favorisent également les reflux. Les aliments gras, les fritures, les sauces riches, le chocolat, le café ou encore les boissons gazeuses peuvent stimuler la production d’acide gastrique.

À l’inverse, une alimentation riche en fibres, comprenant des légumes, des fruits et des céréales complètes, favorise une digestion plus régulière et réduit la pression exercée sur l’estomac.

Quelques conseils :

Buvez plutôt entre les repas et en petites quantités durant les repas.

Pendant les repas

Prenez le temps de mâcher suffisamment chaque bouchée. Cela stimule la salivation, diminue la taille des « morceaux » qui arrivent dans l’estomac et facilite la digestion. Pensez également à manger lentement pour donner à votre corps le temps de signaler la satiété.

Évitez aussi les aliments trop chauds ou trop froids qui retardent la vidange de l’estomac. Une température modérée aide à la digestion.

Evitez les aliments trop liquides (bouillons, potages et soupes) qui favorisent l’apparition du reflux.

Évitez les repas copieux, et diminuez les quantités prises lors des repas principaux. Prévoyez plutôt une ou des collations, en milieu d’après-midi par exemple. Cela évite à l’estomac d’être trop distendu et limite la pression sur le SOI.

Limitez ou éliminez les aliments qui favorisent la sécrétion d’acidité par l’estomac :

  • Boissons gazeuses et alcool : elles peuvent aggraver le reflux.
  • Épices et aliments acides (tomates et sauce tomate, vinaigre, cornichons, agrumes et leur jus : Ils peuvent irriter l’œsophage.
  • Aliments gras ou frits : oignons frits, beurre, sauces à base de crème fraîche, fromages, charcuterie, viande de mouton, frites, beignets, pâtisseries et gâteaux à la crème  ….
  • Chocolat : il contient des substances qui peuvent détendre le SOI.
  • Aliments sucrés : à éviter.
  • Café et thé : à éviter. Privilégiez le décaféiné.

Privilégiez les aliments riches en fibres, comme les légumes, les fruits, et les grains entiers, qui favorisent une bonne digestion.

Après les repas

Évitez de vous pencher en avant et de vous allonger durant l’heure qui suit le repas. Rester debout ou assis droit peut aider à prévenir le reflux.

De même, la prise de liquide après les repas est déconseillée. En particulier le soir, évitez de boire une infusion après le repas et avant le coucher, car cela peut augmenter la pression sur l’estomac.

Les remèdes naturels contre le reflux

Plusieurs solutions naturelles peuvent compléter les mesures alimentaires.

Le bicarbonate de soude est parfois utilisé pour neutraliser l’acidité gastrique. Pris ponctuellement dans un verre d’eau, il peut soulager rapidement les brûlures. Toutefois, son utilisation doit rester occasionnelle.

Certaines plantes sont également connues pour leurs effets digestifs, comme le gingembre, le fenouil ou la réglisse déglycyrrhizinée.

Certaines personnes utilisent également une huile essentielle digestive, mais cette approche nécessite des précautions et doit être encadrée par un professionnel.

Certains patients s’orientent également vers un traitement homéopathique, bien que son efficacité reste discutée scientifiquement.

Du côté des plantes

  • L’Aloe Vera, sous forme de jus, peut aider à la cicatrisation de la paroi de l’œsophage, mais est à utiliser ponctuellement seulement. Il est conseillé de choisir des produits de qualité pour éviter les effets laxatifs.
  • La réglisse a des vertus anti-acides en stimulant la production de mucus. Comme elle peut favoriser l’hypertension, il vaut mieux la consommer sous forme déglycyrrhizinée.
  • Le gingembre possède des propriétés limitant les sécrétions acides. Vous pouvez le consommer râpé en infusion ou sous forme de complément.
  • Les graines de fenouil ont aussi des vertus antiacides. De plus, elles stimulent la digestion, donc la vidange de l’estomac.
Reflux gastro-œsophagien

Du côté des compléments alimentaires

  • Le zinc a des vertus cicatrisantes et anti-inflammatoires au niveau de l’œsophage. Il peut être pris sous forme de bisglycinate ou de citrate.
  • Le d-limonène soulage bien les douleurs du RGO.
  • Le bicarbonate de soude peut aider à neutraliser l’acidité des reflux (1/2 cuillère à café dans une tasse d’eau). À utiliser ponctuellement, car une utilisation fréquente peut perturber l’équilibre acido-basique de l’organisme.
  • Les probiotiques peuvent aider à rééquilibrer une flore intestinale altérée (dysbiose) responsable d’une fermentation importante qui peut augmenter la pression exercée sur le SIO.

Du côté de l’homéopathie

Celle-ci peut réduire les reflux et aider à la cicatrisation en cas d’œsophage enflammé. Des remèdes spécifiques comme Nux vomica ou Ipeca peuvent être envisagés, mais il est essentiel de consulter un professionnel.

Dans tous les cas prenez conseil

En cas de persistance des douleurs et/ou sensations de brûlures, après l’application des conseils naturels, consultez un Médecin et une Diététicienne :

  • Un traitement médicamenteux peut vous soulager temporairement, le temps que la muqueuse de l’œsophage se répare

Et une réflexion globale sur votre alimentation peut permettre d’identifier la véritable origine de ce RGO résistant.

Conclusion

Le reflux gastro-œsophagien est un trouble digestif fréquent qui ne doit pas être négligé. Bien qu’il soit courant chez l’adulte, sa persistance sur une longue durée peut entraîner des complications parfois sérieuses.

Les médicaments du RGO peuvent soulager les symptômes, mais ils ne traitent pas toujours la cause du problème. Une approche globale intégrant l’alimentation, l’hygiène de vie et l’accompagnement par un professionnel de santé constitue souvent la stratégie la plus efficace pour réduire durablement les reflux.

Comprendre les mécanismes du reflux et agir sur ses causes permet dans de nombreux cas de retrouver un confort digestif durable et d’éviter les complications.

Retour vers le blog

Quelques liens intéressants

Le Cancer de l’œsophage : lien 

RGO chez l’enfant : lien

Site de l’AFAO : lien

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